London Life
À propos de la compagnie

La London Life – Plus de 130 ans de service

La London Life occupe une place très spéciale dans l’histoire de London et du Canada. Elle possède un riche héritage qu’elle doit à l’esprit avant-gardiste des gens qui l’ont placée sur la voie du succès.

La compagnie a été fondée à London, en Ontario, en 1874. Sept ans après la Confédération, la ville était déjà une agglomération prospère comptant environ 20 000 habitants. London servait alors de centre financier et de centre de distribution pour l’ouest de l’Ontario. On y retrouvait notamment les sièges sociaux de cinq sociétés d’épargne et de crédit, huit banques, 21 compagnies d’assurance et trois quotidiens.

Les gens se déplaçaient surtout à pied et à cheval, et la ville était le centre d’une petite industrie pétrolière en pleine croissance. Les maisons et les entreprises étaient éclairées au pétrole et au gaz parce qu’il a fallu attendre 1890 avant que l’électricité soit généralement disponible. London s’enorgueillissait d’avoir dix raffineries de pétrole dans la banlieue de Lilley's Corners, qui fait maintenant partie de l’est de London, occupées à traiter le pétrole brut dans des puits peu profonds des secteurs de Oil Springs et de Petrolia à l’ouest.

La London Life a été fondée par cinq hommes d’affaires de London et elle a obtenu une charte provinciale de l’Ontario le 24 mars 1874.

Les cinq fondateurs et administrateurs provisoires de la London Life étaient Edward Harris, avocat; William Woodruff, médecin de premier plan qui est devenu le premier médecin-conseil de la compagnie; le colonel John Walker, qui a commandé la milice locale pendant l’invasion des Fenians; James Magee, un jeune avocat qui est devenu le premier conseiller juridique de la nouvelle compagnie d’assurance; et enfin, Joseph Jeffery, directeur de la succursale locale de la Molson's Bank, qui allait devenir le premier président de la London Life. M. Jeffery et ses descendants ont participé activement à la gestion de la London Life pendant plus d’un siècle.

Faire des affaires au siècle dernier

Pendant la dernière partie du 19e siècle, les décisions relatives à la tarification et les risques médicaux étaient très différents par rapport à aujourd’hui. Par exemple, la London Life refusait d’assurer les propriétaires de taverne et les hôteliers à cause des dangers que comportait leur travail, et elle avait également beaucoup de réticences à assurer les travailleurs des chemins de fer, ainsi que les marins naviguant sur les Grands Lacs. Aucune assurance-accidents n’était accordée aux personnes qui prévoyaient voyager dans les régions sauvages de l’Ouest canadien ou dans le Sud des États-Unis, à cause des problèmes liés au règlement des sinistres.

À cette époque, la compagnie était surtout préoccupée par la tuberculose qui était l’une des principales causes de maladie et de décès. Les membres de la famille immédiate d’une personne qui mourait de la tuberculose ne pouvaient obtenir de l’assurance qu’à partir de l’âge de 35 ans, à condition d’être alors en santé.

La compagnie aimait bien raconter les circonstances entourant la quatrième demande de prestation de décès qu’elle avait reçue; il s’agissait d’un homme qui s’était noyé trois jours après avoir souscrit une police d’assurance-vie. Cette anecdote aidait les agents à démontrer non seulement le besoin d’une protection d’assurance-vie, mais également la bonne foi et les pratiques équitables de la London Life.

Au début, les agents de la London Life utilisaient le train ou le cheval et la carriole pour se rendre dans les villes du sud-ouest de l’Ontario.

En octobre 1874, deux agents, MM. Smyth et Stoney, se sont rendus dans la ville de Brussels, au nord de London. En moins de deux semaines, ils ont fait souscrire de l’assurance à vingt personnes, dont quatre menuisiers, trois membres du clergé, deux selliers, deux forgerons, un fabricant de lainage, un épicier, un pharmacien, un marchand de musique, un propriétaire d’usine, un bijoutier, un instituteur, un marchand de bois et le médecin de la ville. Le médecin, qui avait été le premier à souscrire de l’assurance, a reçu des honoraires de vingt-cinq cents pour faire passer des examens médicaux aux autres proposants.

Croissance et expansion

Dans l’histoire de la London Life, 1884 est une année charnière. En effet, la compagnie a obtenu sa charte fédérale et elle s’est adjointe les services de John G. Richter à titre de directeur général. Actuaire de formation, M. Richter était un visionnaire. Sous sa gouverne, la compagnie a établi des polices et des barèmes pour le citoyen « moyen »; l’assurance a cessé d’être un produit réservé à la classe supérieure. M. Richter prônait une gestion prudente et conservatrice, ce qui lui a bien servi lorsque les conditions économiques étaient difficiles.

L’année 1906 marque un autre jalon capital dans l’histoire de la compagnie. Au sud de la frontière, des enquêtes anti-trust américaines ont révélé des pratiques commerciales abusives. Un grand nombre de compagnies d’assurance-vie, dont des compagnies canadiennes, ont été mises en accusation par les tribunaux. Le gouvernement du Canada a réagi en mettant sur pied une commission royale d’enquête chargée d’examiner les pratiques d’assurance au pays. Non seulement la London Life a-t-elle été blanchie de toute accusation, mais elle a été citée comme étant un exemple d’entreprise bien gérée.

Les commentaires élogieux que la London Life a reçus comme suite aux conclusions de la commission royale d’enquête ont accru sa popularité. L’assurance en vigueur, qui se chiffrait à 10 millions de dollars en 1906, a grimpé à 296 millions de dollars en 1926. Dans la même période, le personnel du siège social est passé de 22 à 250 employés.

La compagnie a également étendu ses activités à la grandeur du Canada, mettant ainsi en place les bases du réseau national actuel. À la fin de 1902, elle faisait des affaires en Ontario, au Manitoba, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. En 1920, elle figurait parmi les chefs de file du secteur des assurances au Canada. En 1924, elle installait des bureaux au Québec et en 1937, elle étendait ses activités jusqu’en Colombie-Britannique.

Siège social

La London Life a passé les 32 premières années de son existence dans des bureaux loués du centre-ville de London avant de s’installer dans des bureaux permanents en 1906. Le nouveau siège social, situé au 424, rue Wellington, abritait 22 employés. L’édifice existe encore aujourd’hui et les habitants de London le connaissent comme étant l’édifice de Wright Lithographing.

En 1922, la London Life n’avait d’autre choix que de trouver des locaux plus vastes et elle a projeté de construire un nouveau siège social sur l’avenue Dufferin. La proposition a d’abord été rejetée par des conseillers municipaux qui craignaient que l’installation d’un établissement commercial ne nuise à la quiétude du Victoria Park situé à proximité. Ils ont même recommandé d’adopter un règlement municipal pour empêcher la construction de l’édifice. Les villes de Toronto et de Hamilton se sont alors empressées d’inviter la London Life à s’installer chez eux. Voyant cela, la ville de London est revenue sur sa décision et a donné le feu vert à la London Life. L’édifice, de facture néoclassique, incarnait la stabilité, la permanence et la dignité, ce qui a tout à fait dissipé les craintes du conseil. On y trouvait une salle de quilles pour les employés et un vaste auditorium pour les réunions et les réceptions. L’édifice sur l’avenue Dufferin a été inauguré en 1927 et il est considéré comme un point d’intérêt de London.

Au début des années 1940, la London Life a décidé d’agrandir son siège social pour répondre aux exigences de son personnel sans cesse croissant. Cependant, la Seconde Guerre mondiale et les restrictions sur l’acier ainsi que d’autres matériaux de construction ont retardé les projets jusqu’en 1946. La London Life a donc soutenu l’effort de guerre en investissant 11 millions de dollars dans les obligations de la Victoire. De 1940 à 1944, les employés de la London Life ont mis leur temps et leurs talents au service de l’effort de guerre. Comme bien d’autres villes au Canada durant les années de guerre, London a mis sur pied un comité de citoyens chargés des services auxiliaires de guerre, ce qui a donné naissance, entre autres, aux London Life Troupers; ils donnaient un spectacle de variétés pour divertir les hommes et les femmes militaires, stationnés dans la province. Les répétitions commençaient chaque année en août et les bénévoles consacraient de nombreuses soirées pour préparer des spectacles à la fois amusants et d’allure professionnelle; il y avait des numéros de danse, des numéros de musique en solo et en groupe, ainsi que des sketches.

La London Life a attendu la fin de la guerre pour agrandir son siège social. Elle a ajouté sept étages à l’édifice qui a été inauguré en 1948; elle comptait alors 847 employés. Avec le boom d’après-guerre et la prospérité économique, la croissance de la compagnie a grimpé en flèche. En 1951, on a dessiné des plans pour repousser la façade de l’avenue Dufferin vers la rue Clarence en ajoutant une aile à gauche, et ainsi compléter le plan original conçu en 1927. Lorsque la construction a été terminée en 1953, 1 083 personnes travaillaient au siège social.

En 1963, la London Life se classait parmi les principales compagnies d’assurance au Canada avec plus de 6,5 milliards de dollars d’assurance-vie en vigueur. Elle projetait de construire un édifice moderne pour y loger ses 1 600 employés. Donnant sur l’avenue Queens, l’immeuble a été terminé en 1965; chacun des quatre étages comportait pas moins d’une acre en surface de travail.

En 1993, la London Life a agi comme promoteur conjoint pour le One London Place, l’édifice le plus haut de la ville.

Pratiques commerciales modernes

La London Life a toujours cherché des moyens de mieux servir sa clientèle. Elle a été l’une des premières à offrir de l’assurance collective aux entreprises en 1919. Elle a commencé à donner une formation interne à ses représentants en 1922, ce qui était peu courant dans le secteur. Elle se distingue par l’attention qu’elle porte au recrutement et à la formation; la compétence de ses conseillers en sécurité financière est d’ailleurs largement reconnue. C’est en répondant aux besoins changeants de sa clientèle par la recherche et le développement de produits novateurs que la London Life est devenue l’un des chefs de file du secteur de l’assurance au Canada.

Depuis ses débuts, la compagnie privilégie l’utilisation de nouvelles technologies. Elle a fait installer le premier téléphone en 1886 et elle a acheté la première machine à écrire en 1892. C’est d’ailleurs le président de l’époque, M. Richter, qui a dactylographié la première lettre; elle est conservée dans les archives de la compagnie. Dès 1919, le personnel de secrétariat utilisait des dictaphones Edison; un système de télégraphie pneumatique Lansom dernier cri a été installé dans le siège social sur l’avenue Dufferin lorsqu’il a été construit en 1927.

La London Life a donné le ton aux autres compagnies d’assurance en utilisant toujours les technologies de l’information les plus avancées dès qu’elles apparaissaient sur le marché. Ainsi, en 1959, elle a été l’une des premières compagnies à installer un ordinateur. Le premier système Univac était tellement gros qu’il a fallu défoncer un mur extérieur pour pouvoir l’entrer dans les locaux. En 1965, la London Life a été la première compagnie au monde à se doter d’un ordinateur de nouvelle génération, l’IBM 360/30. En 1984, la compagnie s’est dotée de communications en ligne afin que les membres de son personnel puissent communiquer instantanément, d’un bout à l’autre du pays, à partir de leurs terminaux d’ordinateurs.

Événements récents

En 1996, la London Life a fait l’acquisition de la majeure partie des activités canadiennes de La Prudentielle d’Amérique, Compagnie d’Assurance.

En 1997, la London Life a été achetée par La Great-West, compagnie d’assurance-vie; celle-ci a aussi fait l’acquisition de la Canada-Vie en 2003.

En 2000, la London Life a changé le nom de sa division de la planification de la sécurité financière pour la Financière Liberté 55.

Ensemble, la Great-West, la London Life et la Canada-Vie répondent aux besoins de sécurité financière de plus de 12 millions de personnes à la grandeur du Canada. La Great-West, la London Life et la Canada-Vie sont membres du groupe de sociétés de la Corporation Financière Power.

À propos de
Great-West Lifeco

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