Une jeune femme utilise son ordinateur pour rechercher des investissements. Une jeune femme utilise son ordinateur pour rechercher des investissements.

Depuis des générations, les Canadiens privilégient l’achat d’une maison à presque toutes les autres formes d’investissement.

Plusieurs raisons expliquent ce choix. Premièrement, puisque l’acquisition d’une propriété force les gens à mettre de l’argent de côté chaque mois, ceux-ci risquent moins de faire des dépenses excessives. Deuxièmement, cette forme d’investissement permet de bâtir un actif qui pourra éventuellement servir à contracter un prêt plus important. Troisièmement, une fois le prêt immobilier remboursé, on n’a plus à se soucier de payer un loyer ni à faire des versements hypothécaires – une situation particulièrement avantageuse pour les personnes qui approchent la retraite1.

Voilà pourquoi les Canadiens considèrent depuis longtemps l’achat d’une maison comme le point de départ d’un parcours long, mais stable, vers l’indépendance financière.

Devenir propriétaire d’une maison : une mission impossible?

Or, l’accession à la propriété n’est peut-être plus la meilleure façon d’épargner pour l’avenir. Cela est particulièrement vrai pour les résidents des grandes villes canadiennes, où même les habitations destinées aux premiers acheteurs affichent des prix qui ne sont pas du tout à la portée des gens ayant des revenus moyens2.

Par exemple, dans la région du Grand Toronto, le prix moyen des maisons a augmenté de plus de 20 % en 2017 par rapport à 2016, pour s’établir à 727 300 $. Comme bien des gens doivent encore rembourser leurs prêts étudiants à la fin de leur vingtaine ou de leur trentaine, l’explosion des prix de l’immobilier rend l’achat d’une propriété presque impossible pour les non-nantis3.

Combien mettre de côté quand on n’a pas l’intention d’acheter une maison

De façon générale, les frais hypothécaires mensuels correspondent au prix d’un loyer; tout dépend de l’endroit où vous vivez. Cette comparaison n’est cependant pas tout à fait juste, car être locataire permet d’éviter les nombreuses dépenses inhérentes à la possession d’une propriété : impôt foncier, entretien et réparation, services publics, etc. Prises ensemble, elles peuvent atteindre des centaines, voire des milliers de dollars.

C’est le montant total de ces charges supplémentaires que les locataires doivent considérer pour déterminer combien ils devraient mettre de côté en prévision de l’avenir. Selon les experts, comme Rob Carrick du Globe and Mail, l’épargne annuelle devrait correspondre à 1,5 % de la valeur globale d’une maison. La somme exacte dépend en grande partie du lieu où vous habitez et de la valeur des maisons dans votre région4.

Dans les villes abordables comme Halifax, où les prix des maisons avoisinent 300 000 $; le montant à mettre de côté chaque mois serait donc de 375 $5. Dans la ville la plus chère du pays, Vancouver, où le prix moyen d’une maison s’élève à plus d’un million de dollars, un locataire devrait épargner mensuellement la rondelette somme de 1 250 $. Dans votre cas, le montant se situe probablement quelque part entre les deux – le prix moyen des maisons au Canada étant d’environ 500 000 $, vous devriez mettre de côté 625 $6.

Comment investir votre argent

Si vous pouvez vous engager à épargner annuellement environ 1,5 % du coût d’une maison située dans votre région, c’est bien. Cependant, cela ne représente que la moitié du chemin à parcourir : il vous faut maintenant déterminer la façon dont vous investirez cet argent.

Le compte d’épargne libre d’impôt (CELI) et le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) sont des options courantes. Le CELI permet de retirer des fonds en franchise d’impôt, ce qui pourrait s’avérer utile si vous décidiez de faire un achat important, comme acquérir une maison ou une auto neuve. Pour sa part, le REER constitue une excellente manière d’épargner en vue de la retraite, étant donné que l’impôt est reporté jusqu’au moment où les fonds sont retirés .

Ce ne sont là que quelques-unes des possibilités qui s’offrent à vous. Un conseiller en sécurité financière de la Financière Liberté 55 pourra vous aider à déterminer combien vous pouvez investir et à revoir vos placements à mesure que vos priorités changent.

1 Ann McAfee, « Logement et politique du logement », Encyclopédie canadienne, 17 mars 2009.

2 Au Canada, le revenu personnel médian est d’environ 30 000 $ par année. « Wealthiest 1% earn 10 times more than average Canadian », CBC.ca, 11 septembre 2013.

3 Pete Evans, « Average house prices up 3.5% in past year, worth $519,521 in February », CBC.ca, 15 mars 2017.

4 Il est recommandé de mettre de côté un pourcentage additionnel de 5 à 10 % de chaque paye en prévision de la retraite. Rob Carrick, « The renter’s guide to successful investing », The Globe and Mail, 16 mai 2014.

5 Montant obtenu en divisant par douze la valeur correspondant à 1,5 % du prix d’une maison.

Carte du prix moyen national, L’Association canadienne de l’immeuble.